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Author Topic: [Liste] Septembre-octobre  (Read 1313 times)
K@role
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« on: September 04, 2006, 08:39:21 AM »

je viens de lire Au guet! volume 8 des Annales du Disque-Monde, de Terry Pratchett




Résumé :
Quote

Une société secrète d'encagoulés complote pour renverser le seigneur Vétérini, Patricien d'Ankh-Morpork, et lui substituer un roi.
C'est sans compter avec le guet municipal et son équipe de fins limiers.
Une affaire à la mesure du capitaine Vimaire - s'il boit, c'est pour oublier les laideurs de la vie - et de ses brillants adjoints. (" Tous pour un ! ") Et lorsqu'on retrouve au petit jour dans les rues les corps de citoyens transformés en biscuits calcinés, l'enquête s'oriente résolument vers un dragon de vingt-cinq mètres qui crache le feu; on aurait quelques questions à lui poser.
Mais peut-être la collaboration du bibliothécaire de l'Université ne sera-t-elle pas inutile. Certes, à force de manipuler les grimoires de la plus vaste collection de livres magiques du Disque Monde, il a depuis quelque temps été métamorphosé en singe, mais qui fait vraiment la différence ?


Mon avis :

D’emblée les personnages du Guet m’ont fait penser à ceux de l’excellente série Kaamelott . Le capitaine Vimaire et ses deux acolytes Côlon et Chicard ont le même quotient intellectuel que Perceval et Karadoc, et le personnage consciencieux et naïf de Carotte me rappelle celui de Bohort. Les dialogues sont du même acabit que ceux de la série, autant dire, un régal !
L’histoire, toujours aussi improbable, est digne des plus mauvais films du genre. L’humour et le décalage sont omniprésents, les personnages délirants. Un dragon menaçant, une aristocrate pas très distinguée éleveuse de dragons de compagnie, un petit dragon au pedigree incertain à qui les gènes ont joué de mauvais tours, une jeune recrue au profil de héros qui malgré son mètre quatre-vingt-dix-huit a toujours cru être de la race de ses parents adoptifs, un nain. Sans oublier le bibliothécaire, transformé en orang-outang. Tout ce petit monde évolue dans cette ville puante et glauque d’Ankh-Morpork. De l’action, de l’humour, de la dérision, de l’amour, de l’héroïsme, tout y est pour passer un bon moment dans le Disque-Monde, partie du Multivers complètement loufoque. Loin d’être transcendant, Au Guet ! reste une lecture agréable et joyeuse.


et aussi Journal d'Hirondelle, d'Amélie Nothomb

Résumé :

Quote
A la suite d'un chagrin amoureux, le narrateur, 30 ans, coursier, devient insensible. Il perd son boulot pour en retrouver un autre, plus conforme à son nouvel état : tueur à gages. Pas d'états d'âme à viser la cible, s'acquitter d'un crime parfait. Sinon une excitation nouvelle, une soif d'accomplir un geste quasi divin. Un jour, on lui demande d'exécuter un ministre et toute sa famille et de rapporter sa serviette. Dans celle-ci, le journal intime de sa fille. La curiosité aura raison de tueur : il lit le cahier. Son comportement devient alors erratique et si l'usage de ses cinq sens lui revient, c'est pour une métamorphose qu'il n'aurait auparavant jamais pu envisager.


Mon avis :

Étonnant et troublant nouveau roman d’Amélie. Toujours trop court hélas, mais on peut tout de même se demander si pour une fois sa brièveté n’a pas un sens.
Le héros nous plonge dans son monde, dépourvu de sentiments humains, de sentiments tout court. Dans un style fluide, sobre, et où chaque mot est calculé, pesé, et lancé avec précision telle la balle du tueur vers la tempe de son « client ». Froidement, le personnage d’Urbain relate son anesthésie des sens et paradoxalement le plaisir physique qu’il en retire. Le dénouement, glacial et magnifique, est une fin logique, métaphore d’un rendez-vous d’amour manqué, mais éternel.
Le lecteur en retiendra une réflexion poétique et symbolique autour de l’acte de tuer, de l’amour, et de l’indifférence.

je commence Le Guide galactique, tome 2 : Le dernier restaurant avant la fin du monde de Douglas Adams, hilarant
Notez que le premier volume a été adapté au cinéma l'an dernier (H2G2 : Le guide du voyageur galactique ) à ne pas voir si on n'est pas un peu sensible à l'humour Monty Pythonesque Smiley
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K@role
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« Reply #1 on: September 17, 2006, 09:55:04 AM »

pas mal de lectures ces temps-ci, j'ai du retard à rattraper alors me voilà !

lol

Je suis un être exquis, de Jean Yanne


Résumé :
Quote
jean Yanne a tous les talents : metteur en scène, acteur, humoriste, polémiste, il est également poète, parolier, conteur, pasticheur. On trouve en effet, dans cet ouvrage, pensées, textes, pastiches, répliques irrésistibles mais aussi quelques improvisations et envolées burlesco-lyriques inimitables. On apprend ainsi pourquoi l’Auvergnat est dangereux, et la vérité sur la prise de la Bastille, on évoque les Sept d’or de la charcuterie, et on fait connaissance avec les pignoleurs et les brandouilleuses de Montluçon-le-Haut, on découvre la version de Jean Yanne, toute personnelle, du Petit Poucet et du Petit Prince, et une explication de texte de la Marseillaise. On saura, enfin, si Mozart était vraiment hydrocéphale, et on découvre, en exclusivité mondiale, les mémoires du fils de Staline.

Mon avis :
Que dire de ce recueil ? Le personnage qu’était Jean Yanne devrait suffire à donner une idée de la chose. À la fois cinglant et ras du sol, subtil et surréaliste, les propos souvent subversifs et misanthropes de l’acteur sont un pur régal.

Évitez de dire...dites plutôt..., de Bernard Laygues

Résumé :
Quote
"Des dorénavant confondus avec des désormais, des illettrés avec des analphabètes, des décades avec des décennies : spontanées ou ressassées, nos bêtises ne sont pas toutes égales. Il en est de gravissimes, qui la fichent mal, et d'autres, subtiles, qui ne sont relevées que par de fines oreilles. Bernard Laygues en propose aujourd'hui un inventaire, non pas pour se moquer de notre inclination - et non inclinaison - à prendre et à utiliser un mot pour un autre, mais pour nous rappeler le bon usage. Son livre est un espèce... pardon ! une espèce de guide du savoir dire. »
Bernard Laygues, journaliste et ancien correcteur-réviseur au Point et à Sélection du Reader's Digest, est l'un des membres du jury des Dicos d'or.


Mon avis :
Essentiel pour qui aime la perfection de la langue française, ce livre se feuillette et se découvre petit à petit, on peut y piocher à tout moment, une page ou deux ici et là. Indispensable outil, qui nous apprend ou nous rappelle certaines horreurs à ne pas dire. Très bien fait, clair, à garder sous la main.



Le dernier restaurant avant la fin du monde
, de Douglas Adams (volume 2 du Guide galactique)[/u]

Résumé :
Quote
La cuisine anglaise est exécrable. Moins abominable, cependant, que la poésie des Vogons, un peuple fier, ombrageux, et éminemment irritable. D'ailleurs, les Vogons ont fait sauter la planète Terre, soi-disant par erreur. Pas de panique !

Grâce au fabuleux "Guide galactique", le pauvre Arthur Accroc, ex-citoyen britannique désormais apatride et passablement désemparé devant tant d'inconvenance, pourra affronter sans crainte les improbables méandres d'un univers en folie. Rien ne l'empêchera, pas même un ascenseur dépressif, d'arriver à temps pour déguster le Plat du jour au Dernier Restaurant avant la Fin du Monde.

Mon avis :
Si vous avez un priori ou faites un rejet de l’humour anglais, passez votre chemin. Fan de l’absurde ou des Monty Python, ce livre est définitivement pour vous. Situations rocambolesques, surréalistes, personnages improbables, univers encore moins possibles, histoire à peine présente, l’ensemble se lit le sourire aux lèvres d’un bout à l’autre, avec quelques soubresauts de rires francs et sonores. Je viens de terminer la lecture mais je serais difficilement capable de raconter l’histoire, loufoque et délirante. Pas transcendant, mais un bon moment de rigolade.

Extraits :

(p93)
Quote
L'une des difficultés majeures soulevées par le voyage temporel n'est pas de devenir accidentellement son propre père ou mère. Devenir son propre père ou mère ne soulève normalement pas de difficulté que ne puisse surmonter une famille équilibrée et large d'esprit . Changer le cours de l'histoire n'engendre pas non plus de problèmes particuliers : le cours de l'histoire demeure immuable parce qu'il se remet en place lui-meme comme un puzzle. Tous les changements importants se sont produits préalablement aux événements qu'ils sont censés changer et tout finit donc par s'arranger au bout du compte.


(p94)
Quote
Le Dernier restaurant avant la Fin du Monde est l'une des plus extraordinaires entreprises de l'histoire de la restauration.
Il est bâti sur les débris épars d'une future planète en ruine qui a été (aurait eu été) enfermée dans une vaste bulle temporelle avant d'être (devoir avoir eu été) projetée dans l'avenir jusqu'à l'instant précis de la Fin du Monde.
Ce qui, au dire de beaucoup, est impossible.


Enfer vertical, de Serge Brussolo

Résumé :
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C'était une prison sans barreaux, sans geôliers. On n'y rencontrait qu'un seul interlocuteur : un distributeur de sandwiches blindé comme un coffre-fort et plus intelligent qu'un ordinateur. Un distributeur de sandwiches qui n'acceptait de vous donner à manger qu'en échange d'un petit sacrifice : recevoir une décharge électrique à travers le corps, par exemple. C'était une curieuse machine, à la fois dieu et diable, conçue pour vous rendre la vie impossible et la mort insupportable. Une saleté de distributeur, qui finissait par régner en tyran sur ce bagne des plus moderne, et vous forçait à pratiquer l'autopunition à outrance. Certains décidèrent de lui faire la guerre... Ils ne tardèrent pas à s'en repentir !


Mon avis :
WOW ! Voilà une intrigue déroutante, une atmosphère comme toujours très particulière chez Brussolo. L’univers décrit est totalement angoissant, froid, gris. L’idée de l’enfer vertical, tour immense où chaque étage est le lieu d’épreuves où seuls les plus forts ont la possibilité d’aller plus loin est tout simplement excellente. Les scènes gore le sont juste ce qu’il faut, juste assez pour qu’on se mette à la place des personnages et qu’on s’interroge : que ferions-nous dans une situation pareille ?
La violence physique est ici largement surpassée par la violence psychologique, le sadisme mental dont sont victimes les personnages. On en sait peu sur ces derniers. Ils ne sont que des pions, des sujets d’expérimentation. On ne s’y attache pas, seul le « héros » David Sarella retient notre attention. Le dénouement, inattendu, nous propose plusieurs interprétations et les plus anxieux seront sans doute frustrés de ne pas vraiment savoir. Excellente histoire, racontée avec talent.

À noter que l’édition en question est la dernière, c'est-à-dire le roman a été revu et corrigé par Brussolo pour les éditions Vauvenargues, il s’agit donc du roman complet, contrairement à l’édition originale.


Windows on the world
, de Frédéric Beigbeder[/u]

Résumé :
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" Le seul moyen de savoir ce qui s'est passé dans le restaurant situé au 107e étage de la tour nord du World Trade Center, le 11 septembre 2001, entre 8 h 30 et 10 h 29, c'est de l'inventer. " F.B


Mon avis :
J’ai rarement lu un livre aussi affligeant. Le matraquage médiatique de ces derniers temps concernant le 11 septembre m’a fait penser que j’avais ce livre dans ma PAL. Je me suis dit que c’était là l’occasion de le lire. N’ayant pas d’opinion particulière sur l’auteur j’y suis allée gaiement, sans a priori, sans espoir particulier, mais avec beaucoup de curiosité.
L’idée, c’est d’alterner les chapitres racontés par un père de famille divorcé qui amène ses deux fils au restaurant Windows on the world du WTC, et les chapitres autobiographico-nombrilistes.
Les passages se déroulant dans le WTC sont hilarants de bêtise. Dialogues en franglais, une moitié de phrase en français et une expression bien typique en anglais et on recommence pour la moitié des dialogues ("papa, t’es pas obligé de nous faire croire que tout est truqué, let’s face it : this time it’s for real"), personnages niais et sans intérêts, psychologie absente...la joie !
Les passages autobiographiques quand à eux, ont encore moins d’intérêt. Tout ce que raconte Beigbeder sur sa petite vie est d’un ennui mortel. Il étale joyeusement sa culture musicale et littéraire. La lecture en est insupportable, on essaie de comprendre la raison d’être de ses épanchements, le lien éventuel avec la tragédie qu’il a choisi d’évoquer de loin, de manière superficielle et creuse. La réflexion est quasiment absente, ça frise le degré zéro de l’inutile, du vide. Il ne pose pas de question, il meuble des pages blanches de bavardages stériles, se raconte, comme si sa petite personne avait un quelconque intérêt comparé à l’attentat dont c’est pourtant le sujet principal. On ne peut même pas apprécier le style : il n’y en a pas. Et pour couronner le tout, on a droit à une scène porno peu avant la fin, un couple de gens d’affaires complètement caricatural s'adonne au rut dans un instinct de survie à mourir de rire. Dialogue tout aussi porno et dégueulasse que la scène est inutile et surtout loin d’être crédible. En guise de vision personnelle prétendument intellectuelle, on se retrouve avec un long blabla très mal écrit, sans fond ni forme, pédant et prétentieux. Pourtant l’auteur ne semble pas manquer de lucidité quand il dit « J’en ai marre d’écrire des romans sans issues. Marre des errances post-existentialistes stériles... » Alors pourquoi avoir écrit cette daube ?
Sinon je mets 1/10 pour l’humour.
Enfin, celui que j'ai pu comprendre, car j'ai forcément raté des dégrés...


Le papillon des étoiles
, de Bernard Werber (attention : ce roman est à paraître le 3 octobre !!)[/u]

Résumé :
Un jeune inventeur imagine et conçoit un vaisseau spatial à énergie photonique pour créer une arche de Noé moderne, et permettre à l’Humanité de fuir la Terre menacée et se réimplanter ailleurs dans l’univers, sans commettre les erreurs du passé.

Mon avis :
Lu en quelques heures ce roman est une petite merveille de poésie. Sur une base scientifique tout à fait crédible et réaliste, Werber nous emmène dans un voyage d’interrogations sans fin.
Le vaisseau conçut par l’un des héros est techniquement réalisable, l’énergie photonique existe bel et bien. Ce côté Hard Science m’a évidemment beaucoup plu, et le thème principal, (l’Humanité peut-elle espérer un avenir ailleurs dans de meilleurs dispositions), m’a passionnée.
L’ensemble pose des tas de questions : sommes-nous seuls dans l’univers ? Peut-on humainement accomplir de si longs voyages spatiaux, et comment ? Comment s’affranchir des bas instincts autodestructeurs de l’homme ? Etc.
Le tout est traité de manière poétique, l’histoire ne manque pas d’action et de péripéties, les personnages sont intéressants. Le vaisseau, miracle de technologie, ressemble à un papillon, et n’a pas la froideur des engins spatiaux habituellement évoqués en SF.
Les titres des chapitres évoquent des phases d’alchimie dans la recherche de la pierre philosophale. Le parallèle constant entre le passé et le futur est fascinant. Le Graal, la pierre philosophale des passager du papillon des étoiles est d’implanter une Humanité meilleure, dépourvue de ses défauts les plus nocifs à son développement.
La fin est tout simplement excellente, elle pose toujours les questions, et selon notre tendance, optimiste ou pessimiste, nous donne un élément de réponse. La conclusion, à mon sens, ne pouvait pas être différente. L’histoire prend tout son sens dans son dénouement, inéluctable.
Difficile d’en dire plus sans gâcher le plaisir de la découverte.
Je retrouve là le Werber captivant et inventif que j’avais perdu de vue avec le Cycle des Dieux, qui pour le moment me plait moins que ses autres livres.

Les amateurs de Barjavel apprécieront sans doute ce livre sublime Smiley
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« Reply #2 on: September 17, 2006, 06:59:29 PM »

Pas grande envie de parler livres moi...

J'ai laissé de côté "Les Enfants de Minuit" de Rushdie... je le reprendrai sûrement au fil du temps. Ce que j'en ai lu me laisse de très bon souvenirs. C'est teinté d'un humour agréable, empreint de culture, mais... c'est un peu lent.

J'ai lu "Clarissa" de Zweig, très beau roman, prenant. La première guerre mondiale vue par une jeune femme de cette époque.

Et aussi "Et on tuera tous les affreux" de Vian, assez divertissant aussi, ça tient en haleine. C'est en fait un polar ^^ et c'est drôle, donc c'est particulier...

Et puis "Des souris et des hommes" de Steinbeck, très dérangeant, un moment de lecture clairement unique... J'ai pas pu dormir après, j'ai dû me changer les idées.

Je vais m'attacher dans les prochains jours à essayer d'en faire des résumés plus descriptifs, mais là... *fatiguée*
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« Reply #3 on: September 17, 2006, 10:20:36 PM »

pas lu Des souris et des hommes mais le film est magnifique, de et avec Gary Sinise, et John Malkovitch, poignant !
on sort du film la gorge serrée, alors j'imagine le livre...(hop dans ma wishlist ^^)
 :cry:

courage !

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« Reply #4 on: October 03, 2006, 07:49:45 AM »

L'épave, de Serge Brussolo
[/i]

Résumé :
Quote
Que s'est-il passé, jadis, aux Folies Mécaniques, ce théâtre macabre où, selon la rumeur, on assassinait les acteurs? Un mystère plane sur ce bâtiment maudit, qu'on, a voulu raser, mais dont les ruines encombrantes empoisonnent toujours la cité. Des ombres inquiétantes s'y bousculent : horlogers infernaux, soldats de Dieu pourfendeurs de démons, gnomes improbables... S'agit-il d'acteurs, de travestis, ou de personnages réels`? Difficile de traquer la vérité dans cette ville portuaire ou bouches semblent cousues sur un terrifiant secret et où les vaisseaux fantômes cachent, dans leur cale, des passagers clandestins aux allures démoniaques. Au bout des quais,. il y a la mer, c'est vrai. Mais peut-on noyer le diable. Le roman le plus fou de Brussolo. Le chef-d'œuvre de sa .période "fantastique". Quand le thriller et le gothique s'unissent pour donner naissance à l'innommable.


Mon avis :

Fantasmagorique, gothique, sombre, ce livre est troublant de par son ambiance de cauchemar permanent. Située dans une époque indéterminée qui fait penser à la fin du XIXème début du XXème siècle, l’action prend place dans un monde noir et brumeux, industriel, envahi par la misère. Le tableau général n’est pas très optimiste mais on s’intéresse très vite aux espoirs et aux doutes du narrateur, jeune apprenti apothicaire de 17 ans. Une ambiance de non-dits, de vieux scandales macabres dont le souvenir hante tout un chacun. Terriblement bien écrit, la société est décrite avec réalisme, même si le lieux et l’époque ne sont pas bien définis, on se plonge d’emblée dans cet univers inquiétant. Quelques scènes plutôt horrifiantes (le titre original étant les écorcheurs ça donne une idée de l’ambiance du livre), mais pas trop fréquentes, juste ce qu’il faut.
Du bon Brussolo, encore une fois.


La captive de l'hiver, de Serge Brussolo, aussi ^^

Résumé :
Quote
Pourquoi les Vikings ont-ils traversé les mets pour enlever Marion, l'ymagière qui sculpte des vierges de pierre au fond d'une abbaye de la côte normande ?
Pourquoi les guerriers de la mer sont-ils terrifiés par cette jeune femme, au point de lui emprisonner les mains dans des gantelets d'acier ?
C'est un univers gouverné par d'étranges superstitions qui attend Marion au-delà des glaciers. Là, elle doit veiller sur les divinités du clan au péril de sa vie, et se défier des intrigues que la jalousie fait naître autour d'elle. Car certains détestent cette "sorcière", venue de France, et multiplient les complots pour ruiner son crédit.
Marion triomphera-t-elle des rites barbares du peuple des neiges, ou bien finira-t-elle par succomber aux dangereux secrets qu'elle a commis l'erreur de mettre au jour ?


Mon avis :
Suite des aventures mouvementées de Marion la tailleuse de pierres. Les romans à tendance historique ne sont pas ceux que je préfère de Brussolo, mais il maîtrise parfaitement la chose et arrive là aussi à nous plonger dans une époque. Cette fois Marion découvre un nouveaux pays, austère et glacial, et un nouveau peuple, victime de ses superstitions ancestrales. L’ensemble se lit bien, on s’intéresse à l’histoire, à l’intrigue, aux personnages, mais la fin est un peu rapide et tirée par les cheveux.


Des souris et des hommes
, de John Steinbeck
[/u]
Résumé :
Quote
Deux ouvriers agricoles parcourent la Californie et trouvent du travail dans une exploitation, avec le rêve d’acquérir un jour un petite ferme bien à eux. Lennie, grand dadet simple d’esprit est totalement dépendant de son ami George, aime caresser les matières soyeuses, comme les souris, qui ne résistent jamais à sa force colossale qu’il ne sait pas maîtriser. George pressent le drame dès leur arrivée dans le ranch des Curley.


Mon avis :
Très court et rude, ce roman est écrit de manière brutale. Pas de fioriture. Des dialogues simples et efficaces qui nous plongent dans l’Amérique rurale des années 30, son austérité, sa misère. L’espoir fou de deux hommes très différents mais liés par une amitié profonde, chose rare chez les ouvriers journaliers. Ils voyagent ensemble, George prenant soin de Lennie, incapable de se débrouiller seul. J’avais déjà vu le film de Gary Sinise (dans le rôle de George Milton) avec John Malkovitch (dans le rôle de Lennie), et il m’avait bouleversée. Je n’ai donc pas été surprise par la fin, le suspens étant un peu gâché du coup, mais j’ai apprécié l’écriture sobre et dépouillée de Steinbeck, il va droit au but, relate les faits tels qu’ils sont. L’émotion n’en est que plus intense. Je compte lire d’autres livres de cet auteur que je viens de découvrir.


là je relis Le Parfum, de Patrick Süskind, pour me le remettre en mémoire avant de peut-être aller le voir au cinéma Smiley
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